L’été 2017 aura été généreux pour les fans de Tom Cruise : deux films, à quelques mois d’intervalle – l’un pour annoncer l’arrivée des vacances (La Momie d’Alex Kurtzman, sorti en juin), l’autre pour sonner le début de la rentrée (Barry Seal: American Traffic de Doug Liman, à l’affiche depuis le 13 septembre). À plus de cinquante-cinq ans, la star américaine ne semble toujours pas décidée à marquer le pas, glissant d’une franchise à une autre (l’année dernière, Jack Reacher: Never Go Back ; l’année prochaine, Mission: Impossible 6) en persistant sur un credo imparable : l’actionner décontracté et méta, dans lequel il peut laisser libre cours à sa propension pour les acrobaties (à pied, à moto, en avion) autant qu’à l’expression en sourdine de tous ses états d’âme (« Suis-je trop vieux ? » « Suis-je trop fou ? »). 

À ce titre, sa décision de tenir le premier rôle dans La Momie, opulente mais modeste série B réalisée par Alex Kurtzman, avait tout pour susciter le dédain. Cruise ne manquant pas d’avatars aventuriers dans sa filmographie, quelle idée d’aller reprendre un rôle qui, jadis, lança la carrière de Brendan Fraser ? À peu près au même âge que lui, on aimerait rappeler que Cary Grant jouait dans La Mort aux trousses d’Alfred Hitchcock, Gary Cooper dans LHomme de lOuest d’Anthony Mann, James Stewart dans Le Vol du Phœnix de Robert Aldrich, John Wayne dans Hatari!  de Howard Hawks. Plus près, dans les années 1990, Al Pacino et Robert de Niro débutaient leur cinquième décennie en croisant le fer dans Heat de Michael Mann. À chaque quinqua son chef-d’œuvre : où se trouve celui de Tom Cruise ?

C’est le paradoxe de ce nouveau chapitre de la carrière de la star (chapitre qui, l’air de rien, commence à durer) : l’acteur-producteur est partout au cinéma (ces douze derniers mois, on l’aura vu trois fois en tête d’affiche), son aura économique n’est plus remise en question (sans casser la baraque, Jack Reacher 2 et La Momie se sont révélés parfaitement rentables), son image médiatique s’est quelque peu normalisée (plus d’interview embarrassante, plus de pétage de câble en direct), mais d’un autre côté, plus personne ne se l’arrache, les dieux de l’Olympe se sont tranquillement désintéressés de lui. Ces dernières années, quel ténor hollywoodien a cherché à faire tourner Tom Cruise ?

Bis repetita placent

La diva, jadis si prompte aux coups d’éclat et aux sorties de route, paraît se satisfaire de ce modeste équilibre. Certains disent que Cruise serait encore l’un des plus grands : mais quels films le prouvent ? Surtout : quels films, aujourd’hui, donnent à voir une facette de l’acteur qu’on pensait ne pas connaître ? La Momie est le parfait exemple de cette standardisation. Produit par Universal et réalisé par un yesman de la télé, le film est loin d’être nul, mais donnait dès la bande-annonce l’étrange impression d’avoir été monté à partir de scènes coupées ou de rush inutilisés des derniers Mission: Impossible (Cruise en péril dans un avion militaire ? Déjà vu dans Rogue Nation ; Cruise en train de sprinter au milieu d’une tempête de sable ? Déjà vu dans Protocole fantôme). Autant de morceaux de bravoure repêchés puis recyclés, sur lesquels on aurait numériquement saupoudré un peu d’ésotérisme (Cruise ne lutte plus contre des terroristes mais contre des momies, zombies et autres créatures de l’au-delà). C’est bien simple : depuis plus d’une décennie, chaque nouveau film de Cruise ressemble à un collage des précédents.

À ces péripéties en boucle, il faut ajouter un double fond introspectif, qui constitue de façon emblématique la plus-value réflexive de l’odyssée cruisienne. Car l’acteur ne manque pas une occasion de faire avancer son petit feuilleton introspectif. Dans La Momie, un épilogue sous forme de dilemme existentiel semble même uniquement motivé par sa présence au casting. Obligé de sacrifier son être mortel pour sauver le monde, son personnage de pilleur de tombes devient ni plus ni moins qu’un dieu vivant. Pas de bol : il s’agit du dieu du Mal et des Ténèbres, Seth, avec qui il doit maintenant partager sa petite coquille d’homme. Le film s’achève sur l’intéressé parcourant à cheval le désert égyptien, à la recherche d’un remède pour conjurer une malédiction qui à tout moment pourrait faire de lui le fléau de l’humanité. Au cas où l’on n’aurait pas compris l’imminence du point de bascule, une voix off précise : « Quel côté triomphera chez lui : l’ombre ou la lumière ? Le bien ou le mal ? »

Tom Cruise

En haut : La Momie (2017). Au milieu : Mission: Impossible 5 (2015). En bas : Mission: Impossible 4 (2011).

« The man who always delivers »

Une interrogation qui aurait pu justement servir de boussole à Barry Seal, le pilote d’avion aux multiples casquettes que Cruise incarne dans son dernier film. Elle sera pourtant le cadet de ses soucis. Car le bien, le mal, Barry n’en a cure ; seul lui importe d’être de tous les bons coups. Dans cette comédie satirique sur les années Carter-Reagan (ouragan de cash à l’intérieur du territoire, déstabilisation et double jeu hypocrite en Amérique latine), Cruise campe un Américain moyen qui s’ennuie. Chopé par la CIA pour quelques cigares non déclarés, il se voit proposer de travailler pour le gouvernement. De quoi pimenter idéalement son quotidien : officiellement, il est toujours pilote de ligne, bon père, bon mari ; clandestinement, il espionne les « ennemis de la démocratie », en baladant son coucou au-dessus de l’Amérique latine pour prendre des photos. Or, sur place, il est débauché par les pontes du cartel de Medellin, en quête d’expansion à cette époque. Appâté par le goût du risque et du gain, pris entre le marteau et l’enclume, Barry Seal rentre dès lors dans une spirale infernale, laquelle lui permettra de s’en mettre plein les poches tout en ouvrant sous ses pieds un gouffre fatal.

Comme souvent, Cruise incarne une tête brûlée qui est allée tellement loin dans l’impudence qu’elle ne peut plus faire marche arrière (dans son premier succès, Risky Business, son personnage de lycéen improvisait un lupanar dans la maison familiale pour rembourser la réparation du cabriolet de papa). Il faut dire que l’acteur trouve dans ces mécaniques incontrôlables l’opportunité d’entretenir ses deux piliers : la résistance, l’adaptation. Encaisser les coups, faire croire qu’on est à terre, se jouer des autres : on sait combien Cruise n’est jamais plus à l’aise qu’au pied du mur, acculé par la nécessité de trouver une échappatoire au milieu de l’impossible.

Tom Cruise

Barry Seal: American Traffic (2017)

Or, ici, la machine à s’adapter à toutes les situations n’est plus seulement physique, tactique, mais politique, morale. Barry Seal n’est pas qu’un chien fou à l’instinct de conservation optimal, il est un apostat, un mercenaire, un vieux reître affranchi de la moindre éthique. Il est sur tous les fronts, il retourne sans cesse sa veste, passant d’un camp à un autre avec le naturel d’un caméléon. Après avoir rendu possible l’impossible, Cruise s’emploie donc à rendre acceptable l’inacceptable : hier, il était celui qui sauvait le monde ; aujourd’hui, il est « celui qui livre quoi qu’il arrive » – « The man who always delivers ».

Telle est la prérogative de Tom Cruise depuis maintenant plusieurs années : être à la fois un homme respecté et honni, une star et un psychopathe, un chic type et une ordure hermétique.

Free bird

C’est l’élément le plus perturbant, et en même temps le plus fort, de ce petit film de caricaturiste et de fossoyeur sans génie : Barry Seal est un flambeur-arnaqueur aux mille visages, mais Cruise l’incarne à chaque séquence avec le même sourire et le même tempérament affable. De quelque côté qu’il agisse, son boulot est toujours le même (décoller, voler, atterrir), son petit air canaille et suffisant aussi. Ainsi que nous l’indique une séquence de coït en altitude, Barry Seal vit en apesanteur, planant au-dessus de toutes les lois et de toutes les morales. Quatre ans après Le Loup de Wall Street, l’acteur incarne ainsi un nouveau visage de l’Amérique crapuleuse et inconséquente de la fin du XXe siècle – un visage sans méchanceté mais sans principes, entièrement dévolu à sa propre cause.

Rien, dans cette histoire, ne semble du reste intéresser Doug Liman, sinon qu’elle lui offre l’occasion de filmer chez Cruise cette opacité-là : cette facilité à dissimuler plusieurs personnalités sous une même identité, à faire cohabiter plusieurs états contradictoires sous une même expression. Barry Seal est-il un psychopathe ou est-il un type cool ? Est-il ombre ou est-il lumière ? Prolongeant l’ambiguïté de la télé-réalité cruisienne, cette indécision offre surtout au réalisateur une zone trouble où faire briller son maigre répertoire : légèreté, inconséquence, illisibilité de l’action comme des caractères. Durant deux heures, Liman fait donc ce qu’il sait faire de mieux : confondre vitesse et précipitation, mettre en scène par-dessus la jambe, ne rater aucune scène (n’en réussir aucune non plus). On ne comprend rien aux personnages ni à ce qui se passe, mais ce n’est pas très important : comme dans Jumper ou Edge of Tomorrow, seule importe l’ivresse de passer à travers les mailles du filet, de déboulonner les lois (physiques, morales) du réel, d’éternellement glisser sur du vide.

Comme une âme en peine

À l’arrivée, le film est faiblard mais le constat est aussi amer que dans Le Loup de Wall Street : il n’y a plus d’imposteur, plus de masque, plus de double jeu, mais simplement des irresponsables à visage découvert, étalant en pleine lumière leur sourire bright et leur vide moral. Sur ce point, Barry Seal n’est pas loin d’être intéressant, dans cette manière de ne jamais chercher à expliciter (et donc donner le moindre crédit à) la nature totalement insensée de cette success-story embarrassante, où un criminel notoire se trouve chaque fois blanchi et remis sur les rails parce qu’on a besoin de lui. Car la désinvolture du film est à l’image de celle de son protagoniste, qui nage comme un poisson dans l’eau trouble de l’Amérique reaganienne (en V.O., le film s’appelle American Made), sans jamais prendre la mesure de ses actes. Au téléphone, Barry Seal apprend que la mafia colombienne a certainement mis sa tête à prix (sinon celle de sa famille). Après avoir encaissé la nouvelle, il raccroche le combiné, tape tranquillement dans ses mains puis lance à ses enfants : « Qui veut une glace ? » Si la scène, bizarrement, est assez belle, c’est évidemment parce que Tom Cruise parvient à conférer à son personnage une douceur et une bienveillance presque équivalentes à son irresponsabilité.

Il faut dire que c’est la prérogative de l’acteur depuis maintenant plusieurs années (depuis en gros qu’on sait qu’il est une super star charmante, en même temps que le bras droit de l’une des sectes les plus puissantes du monde) : être à la fois un homme respecté et honni, une star et un psychopathe, un chic type et une ordure hermétique. Condamné à naviguer entre les lignes d’un double storytelling (celui d’Hollywood, qui continue d’en faire l’un de ses fétiches favoris ; celui de la scientologie, qui continue d’en faire sa tête de gondole), Cruise n’a plus grand-chose de sincère à faire valoir. Dans son jeu, on le ressent sensiblement depuis la fin de sa collaboration avec Steven Spielberg (Minority Report, La Guerre des mondes) : c’est comme si, chez lui, l’empathie n’existait plus, comme si le pilote automatique était constamment enclenché. Le corps continue à effectuer ses prodiges mais l’être, à l’intérieur, semble éteint – l’âme en veille, l’attention toujours flottante.

Meurs un autre jour

À cette désincarnation émotionnelle et morale s’ajoute une forme d’inconséquence face à la mort, qui entérine encore davantage ce lent devenir zombie. Dans La Momie, Cruise chute de mille mètres, s’écrase sur le sol, meurt. Transporté à la morgue, il ressuscite, l’esprit clair et le corps indemne, sans beaucoup d’explications de la part du scénario – « Tu es vivant et je ne vois pas comment c’est possible », se laisse-t-il dire. Si la vieillesse commence à guetter Cruise, mourir ne le regarde pas encore, au point qu’on se demande si l’horizon qui se dessine pour lui n’est pas le même que Lestat de Lioncourt, son avatar immortel dans Entretien avec un vampire : survivre, survivre, survivre, jusqu’à ce que la lassitude le submerge entièrement et que plus rien d’humain ne reste en lui.

Il n’y qu’à voir la façon dont Liman traite la mort de Barry Seal, assassiné par balles par les hommes de main de Medellin. Peu de réalisateurs ont eu la chance de filmer cette chose-là : la mort de Tom Cruise (deux en vérité : Michael Mann dans Collatéral, Bryan Singer dans Walkyrie, et les deux fois c’était très sobre, très beau). Doug Liman, lui, l’a eue à de multiples reprises, mais c’était toujours pour en faire un non-événement. Souvenons-nous : dans Edge of Tomorrow, Cruise disposait du don bien commode de résurrection. Dès lors qu’il périssait sur le champ de bataille, il se réveillait en sursaut au milieu d’un camp d’entraînement, sorte de checkpoint d’où il pouvait à nouveau s’affairer au sauvetage de l’humanité. La dramaturgie de cette adaptation d’un light novel japonais suivait alors bille en tête la devise de Mao Zedong : « De défaite en défaite, jusqu’à la victoire finale. »

Tom Cruise

Edge of Tomorrow (2014)

Dans Barry Seal, Cruise ne ressuscite pas, mais Liman évince sa mort par un drôle de tour de passe-passe : une pluie de balles s’abat sur la voiture de la victime, mais celle-ci continue pourtant de nous parler, à travers un enregistrement vidéo qui lui aura servi de journal intime durant tout le film. Au plan du cadavre de Cruise, Liman substitue ainsi une autre image d’anéantissement : la bande-vidéo de laquelle il nous parle se fige puis se consume, laissant le visage de l’acteur disparaître derrière un halo de lumière, comme s’il avait été téléporté vers un ailleurs. Manière de sous-entendre que, contrairement à Barry Seal, Cruise serait peut-être immortel – ou bien que Cruise serait déjà mort, qu’il ne serait plus qu’un spectre, s’habillant de la peau de ses personnages comme pour dissimuler qu’à intérieur il n’y a plus rien.

La qualité des films est devenue un objectif secondaire pour Tom Cruise : l’essentiel consiste à confirmer qu’il est toujours là, toujours opérationnel – qu’il a beau vieillir, impossible de se passer de lui.

Un homme d’honneur

Car si beaucoup d’autres rôles attendent encore Cruise, on constate malheureusement que les costumes ont déjà servi – certains beaucoup (celui d’Ethan Hunt pour Mission: Impossible 6), d’autres un peu moins (celui de Bill Cage pour Edge of Tomorrow 2). On peut d’ores et déjà supputer que le nouveau Mission: Impossible sera très bien, que le second volet d’Edge of Tomorrow sera vaguement naze. De toute façon, la qualité des films est devenue un objectif secondaire pour Cruise : l’essentiel consiste à confirmer qu’il est toujours là, toujours opérationnel – qu’il a beau vieillir, impossible de se passer de lui.

Or, si Cruise continue de flamber dans la fiction, la réalité, elle, commence sérieusement à le rattraper. Il y a des signes qui ne trompent pas : l’année dernière, deux personnes décédaient dans un accident d’avion durant le tournage de Barry Seal (l’affaire suit son cours, mais la responsabilité de l’acteur – et du réalisateur – est, selon les familles des victimes, directement engagée) ; cet été, Cruise s’est blessé lors du tournage du dernier Mission: Impossible, au point d’entraîner l’interruption de celui-ci pendant plusieurs semaines, si ce n’est plusieurs mois (et de se demander : Cruise est-il encore capable de bondir d’un immeuble à un autre ?) ; enfin, son ancienne femme, Katie Holmes, s’est récemment affichée au bras de Jamie Foxx, la seule star hollywoodienne qui peut se targuer d’avoir abattu Tom Cruise (dans Collatéral).

Des morts sur la conscience, une acrobatie ratée, un pied de nez conjugal : certainement pas de quoi interrompre une trajectoire qui en a vu d’autres, mais assez peut-être pour commencer à douter. La question étant surtout de savoir si, de la tour d’ivoire de laquelle il nous parle, l’homme qui vaudra bientôt dix milliards au box-office a assez de clairvoyance, ou de cynisme, pour comprendre le pâle autoportrait qu’il commence à se dessiner depuis maintenant trop d’années. Car, en la matière, Cruise a toujours été un sphinx, à la fois première victime et gestionnaire impeccable de ses crises existentielles permanentes.

Tom Cruise

Collatéral (2004)

The Cruise Identity

Pour y voir un peu plus clair, et mieux cerner l’étendue des dégâts, il faudra certainement attendre la suite de Top Gun. Si le film a valeur de point d’interrogation, ce n’est pas franchement à cause de Joseph Kosinski, faiseur d’images soigneuses que Cruise a déjà croisé sur sa route (dans Oblivion) et qui fera quoi qu’il en soit le boulot. Non, le véritable intérêt – et le sous-titre choisi pour le film, Maverick, n’est pas là pour entretenir le mystère – se situera dans les retrouvailles entre Cruise et le rôle qui a fait de lui l’homme qu’il est aujourd’hui. Un rôle d’as du manche d’un autre temps, usé par l’imaginaire eighties et la gaudriole patriotique qui lui ont servi d’écrin. Étant donné son âge, Cruise devrait y incarner censément un moniteur, un mentor, un homme de parole et de transmission plutôt qu’un homme d’action. Quasiment une première chez lui, et une bonne raison d’attendre avec un soupçon d’impatience cette séquelle improbable.

Car des suites avec le même acteur à près de trente ans de distance, cueillant un personnage à l’orée et au déclin de sa vigueur, il n’y en a pas eu beaucoup dans l’histoire du cinéma américain. Et le premier exemple qui nous vient en tête, c’est forcément La Couleur de largent de Martin Scorsese, sorti en 1986, soit la même année que Top Gun. Cruise y prêtait ses traits à un surdoué du billard initié par Paul Newman, lequel reprenait en fait son rôle de Fast Eddie, que l’on avait découvert en 1961 dans LArnaqueur de Robert Hossen.

De façon inattendue, le dernier tiers du film mettait soudainement entre parenthèses la montée en puissance du jeune prodige, pour s’intéresser à la renaissance du vieux mentor, intérieurement égaré depuis qu’il avait perdu sa femme pour avoir vendu son âme à une crapule. À la fin, les deux complices devenus rivaux se retrouvaient autour d’une table pour une dernière partie. Cruise avait vingt-cinq ans, l’avenir devant lui et la certitude d’être déjà une star. Mais pour l’heure, l’étoile montante n’avait d’yeux que pour Fast Eddie, revenu du fond de l’oubli pour affirmer son retour parmi les vivants – le film se concluait sur son rugissement : « Im back ! »

Top Gun: Maverick est prévu pour 2019, il sortira certainement un peu plus tard. Cruise approchera ainsi de la soixantaine, l’âge de son idole quand ils tournèrent ensemble dans La Couleur de largent. Alors, bientôt de retour ?

Tom Cruise

La Couleur de l’argent (1986)

Tom Cruise aujourd’hui, demain

Barry Seal: American Traffic de Doug Liman (actuellement en salles)

La Momie d’Alex Kurtzman (le 24 octobre en DVD et Blu-ray)

Mission: Impossible 6 de Christopher McQuarrie (2018)

Top Gun: Maverick de Joseph Kosinski (2019)

Luna Park de Doug Liman (NC)

BONUS : A lire, Les vies de Tom Cruise par Louis Blanchot (Ed. Capricci, 2016)

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