Superstar, le mangaka Naoki Urasawa semble cumuler tous les dons : scénariste époustouflant et metteur en scène habile d’histoires à haut potentiel addictif, l’auteur possède des qualités de page turner qui font parfois oublier qu’il est aussi un immense dessinateur et un portraitiste de génie. Ses centaines de personnages parfaitement campés ont d’ailleurs amené certains lecteurs à comparer son œuvre à celle de Fiodor Dostoïevski. Après que le mangaka a été honoré lors du dernier festival d’Angoulême par une exposition et une masterclass au cours de laquelle il a montré l’étendue de ses talents à la guitare, la redécouverte de son œuvre a rappelé que l’artiste a trouvé le succès en contournant les clichés et en transcendant les clivages du manga pour séduire un large public occidental, à la manière d’un Jirō Taniguchi.

Les chiffres donnent le vertige : 30 000 pages de bandes dessinées écrites et illustrées en trente-deux ans de carrière. Une production de dix planches par jour au pic de sa créativité. 127 millions d’albums vendus dans le monde. Naoki Urasawa est la star incontestée du manga contemporain, et c’est encore plus vrai dans le pays où il est le plus lu après le Japon : la France. Toutes ses œuvres y sont reçues avec enthousiasme depuis la publication de Monster de 1995 à 2001. L’accueil critique et public unanime de ce thriller vertigineux publié en dix-huit tomes l’a propulsé dans des sphères dont il n’est jamais redescendu. À son crédit : des histoires brillamment écrites, un sens du suspense à rendre jaloux les meilleurs showrunners de séries américaines et un dessin expressif, précis et immédiatement reconnaissable. Urasawa est devenu un auteur intouchable, dont on n’aborde jamais les – rares – défauts : des histoires parfois trop longues (c’est le problème des mangakas à succès qui, comme les romanciers français du XIXe siècle ou les créateurs de séries télévisées actuelles, s’accordent aux besoins des médias qui les financent) et des faiblesses dans les conclusions de certaines intrigues. Ces limites n’empêchent pas Naoki Urasawa de compter parmi les plus talentueux des mangakas vivants, et c’est sans doute pour cette raison que le festival d’Angoulême l’a honoré aux côtés d’Osamu Tezuka à l’occasion de la célébration du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France.

Le masque et la plume

La grande exposition rétrospective de son œuvre à l’espace Franquin d’Angoulême montre – comme l’interview que le maître a bien voulu nous accorder – que Naoki Urasawa est un auteur relativement impénétrable : 450 planches originales disposées dans leur ordre de lecture, quelques crayonnés et de rares objets dont une statue grandeur nature du gourou Ami de 20th Century Boys laissent penser que l’auteur ne se livre pas facilement. Dans sa nudité, le matériel reste éblouissant et oblige à contempler ces planches collées les unes aux autres où les retouches sont très rares. La volonté de centrer l’exposition sur des originaux est assumée par l’artiste dans une vidéo présentée à la fin du parcours : « Lorsqu’un auteur de manga dessine avec sa plume, il investit chaque trait de son âme, vraiment. Bien sûr, le support imprimé le transmet au lecteur et c’est d’ailleurs pour cette raison que la lecture les passionne […]. Quand je regarde l’impression de mes planches originales, je trouve qu’il y manque quelque chose car c’est vraiment toute mon âme que j’avais mise dans l’original. Cette exposition permet aux visiteurs de vivre l’expérience de lire un manga, cette fois avec les originaux. Je pense qu’ils peuvent ainsi mieux ressentir l’émotion que l’auteur a insufflée. »

Urasawa

Images de l'exposition au dernier festival dAngoulême

Avec Monster, Urasawa trouve son leitmotiv : la frontière impossible à tracer entre le bien et le mal.

Le stakhanoviste

Pour mieux comprendre le travail de Naoki Urasawa, il est conseillé de jeter un œil sur un recueil d’entretiens publié simultanément à l’événement. (Naoki Urasawa : Récits, dessins et confidences, chez Panini Manga). On y découvre que son don pour le dessin s’est révélé dès la sixième, tandis que ses premières planches finalisées à l’école primaire impressionnaient déjà par leur maturité. Le jeune Naoki s’est formé seul en choisissant ses mentors et en reproduisant des planches d’Osamu Tezuka, auteur majuscule dont l’influence sera prégnante sur toute son œuvre, à égalité avec Katsuhiro Ōtomo. Sans jamais avoir ainsi fréquenté le moindre cours de dessin (il a fait des études d’économie), Urasawa connaît le succès avec sa deuxième série, Yawara!, qu’il démarre à l’âge de 26 ans et qui sera vendu à près de 29 millions d’exemplaires. Le comble est qu’il dessine à ses débuts presque par désœuvrement, faute d’avoir trouvé un emploi, et qu’il n’envisage pas à cette époque de devenir un mangaka professionnel. Une fois lancé, Urasawa compense par une production frénétique. Là où la plupart des auteurs de manga peinent à livrer avec leurs assistants les vingt-quatre pages hebdomadaires nécessaires à la prépublication, Urasawa produit pendant vingt ans pas moins de deux séries simultanément et ne s’accorde quasiment jamais la moindre pause entre deux créations.

Frontières

Si ses premières séries (Pineapple Army, Master Keaton) et les dizaines de nouvelles qu’il publie en début de carrière sont assez réussies, c’est à partir de Monster que Naoki Urasawa trouve ses marques d’auteur : il fait du thriller son genre de prédilection, et ses obsessions vont être ressassées inlassablement pour créer une œuvre. Prenant rapidement la décision de s’extraire des segments traditionnels du manga (shōnen, seinen ou shōjo) pour produire une bande dessinée pour adultes à mi-chemin entre gekiga et polar urbain, Urasawa trouve sa marque avec un ton unique et une thématique : la frontière impossible à tracer entre le bien et le mal. C’est le postulat de départ de Monster où un chirurgien (le Dr Tenma) sauve la vie d’un futur tueur en série avant de chercher à le tuer une décennie plus tard pour corriger ce geste. Il découvre que cet homme, Johann, a été manipulé enfant pour ne connaître aucune émotion et devenir une arme, sa responsabilité morale posant également question. La réflexion se prolonge dans Billy Bat, où deux incarnations d’une même entité surnaturelle semblent insuffler inspiration et créativité à l’humanité autant que semer le chaos depuis la nuit des temps, sans que l’on ne comprenne jamais s’il s’agit de forces concurrentes ou d’une même énergie dont les deux faces sont nécessaires pour faire avancer la marche du monde.

Urasawa

MONSTER KANZENBAN Ⓒ 2008 Naoki URASAWA/Studio Nuts

La capacité d’Urasawa à dépeindre de fascinants conflits moraux masque à peine un intérêt moins marqué de l’auteur à résoudre les énigmes qu’il s’amuse à disséminer dans ses séries.

Et soudain, François Mitterrand

C’est un constat que l’on peut faire dans chaque œuvre de Naoki Urasawa : ses héros sont moins intéressants que ceux qu’ils affrontent. Dans Monster, le Dr Tenma semble terne face à Johann, et la caractérisation d’Astro Boy développée dans Pluto montre un personnage moins charismatique que les robots auxquels il doit faire face. Dans Billy Bat, il n’y a même plus de héros, ou plutôt il y en a plusieurs selon les différents moments d’un récit étalé sur plusieurs siècles, qui s’additionnent en couches éclatant une histoire dont les ramifications semblent dépasser son créateur. Billy Bat reste la seule force intangible d’un récit contaminé par un mal qui se répand à toutes les époques. Chez Urasawa, le mal se conjugue toujours au pluriel : il y a peu de « méchants » agissant seuls, mais plutôt des forces négatives qui se disséminent dans des groupes d’individus unis autour d’un objectif. Une secte millénariste annonce la fin des temps dans 20th Century Boys, un complot vise à faire disparaître robots protecteurs et espèce humaine dans Pluto, tandis que l’héritage nazi de l’Allemagne est évoqué dans Monster comme un poids moral indépassable, ravivé par des groupuscules. Dans plusieurs séries d’Urasawa, la menace finale réside dans l’installation d’une dictature menant à la privation des libertés individuelles. La responsabilité collective (paradoxalement nourrie d’idéalisme chez ses personnages) diluant les responsabilités individuelles, les circonstances rendent toujours chez l’auteur le mal non seulement possible mais parfois inéluctable.

Urasawa

Couverture du magazine de prépublication Weekly Morning avec Billy Bat en une © Kōdansha

Le souffle et le suspense chez Urasawa justifient toute sa création, au point d’écraser parfois leur finalité (la résolution d’un mystère), ce qui n’est pas le moindre des paradoxes. « J’analyse sans cesse les éléments qui font naître une émotion chez les gens », explique Naoki Urasawa. Voilà sans doute le seul moteur d’un artiste aussi complexe que ses personnages, qui travaille aujourd’hui sur une nouvelle série (courte puisqu’elle doit s’arrêter le 20 février au Japon) : Mujirushi : Le Signe des rêves en partenariat avec le musée du Louvre. Les premières planches, dévoilées dans l’exposition, font apparaître un étonnant portrait : celui de François Mitterrand.


 

« Le pouvoir des auteurs est d’attraper des idées au vol quand elles passent. »

Entretien sur le pouce avec Naoki Urasawa

Rencontré lors du dernier festival d’Angoulême, Naoki Urasawa ne s’est pas livré facilement à nos questions. Le contexte peut-être, toujours moins propice qu’un entretien au calme dans son studio ; l’envie de garder le mystère aussi sans doute, au risque parfois d’avoir l’air de botter en touche ou d’éluder presque par l’absurde certains sujets (sur Tezuka ou Otomo, notamment). Discussion express avec un génie qui nous raconte, toutefois, comment ses personnages prennent vie sans l’interférence de leur auteur.

Carbone : Vous êtes honoré et exposé à Angoulême la même année qu’Osamu Tezuka, votre influence majeure : vous avez appris à dessiner en copiant ses dessins avant même d’entrer à l’école primaire et vous avez adapté une histoire d’Astro Boy d’après une nouvelle que vous avez découverte à l’âge de 5 ans. Que représente Osamu Tezuka pour vous en tant que lecteur ?

Naoki Urasawa : J’ai découvert Osamu Tezuka très jeune, mais c’est surtout la lecture de son manga Phénix, l’oiseau de feu à l’âge de 13 ans qui m’a vraiment bouleversé. Je n’avais jamais rien lu de similaire auparavant. En tant que lecteur, c’était la première fois que je me trouvais complètement transporté dans un futur et un pays très lointains. Ce voyage m’a fait voyager dans une réalité qui se trouve bien au-delà de mon imaginaire. C’est lorsque j’ai compris cette possibilité d’emmener les lecteurs dans un univers lointain que m’est venue l’envie d’exercer le métier de mangaka.

Toute votre œuvre tourne autour du concept du bien et du mal, qui n’est chez vous jamais binaire. Vous avez souvent affirmé être inspiré non seulement par Tezuka, mais aussi Ōtomo, des artistes chacun à leur façon très engagés : Tezuka était un pacifiste forcené et Ōtomo est un militant de gauche, ce qui transpire dans leurs œuvres respectives. Vous considérez-vous aussi comme un auteur engagé à travers la description que vous faites du monde ?

N. U. : Très franchement, ce que vous dites par rapport à Osamu Tezuka et Katsuhiro Ōtomo me dépasse un peu. Je ne partage pas ce point de vue, surtout pour Otomo : je ne le considère pas du tout comme engagé. Ce que j’aime chez lui, c’est son côté humoristique. Je considère ses œuvres comme des comédies et j’aime beaucoup son sens de l’humour, mais pour moi il n’y a rien de politique chez lui.

Je suppose que avez vu Steamboy. Cette uchronie pose un vrai discours critique sur le capitalisme ; il s’agit presque d’un film marxiste.

N. U. : Je suis très étonné que ce genre d’élément vous donne l’image d’un auteur politique [la rédaction s’autorise ici une parenthèse pour diriger le lecteur vers ce lien, parmi d’autres]. Je n’ai pas du tout vu Steamboy de cette façon. C’est comme pour Tezuka, d’ailleurs : certains disent de lui que c’est l’auteur de l’amour, du rêve, de l’espoir. Je ne partage absolument pas cette idée non plus : pour moi, il est tout simplement un auteur qui a essayé de donner du plaisir au lecteur. J’aime particulièrement ces deux auteurs parce qu’ils adorent se marrer et raconter des bêtises. S’ils étaient aussi sérieux que vous le dites, je ne les aimerais pas (rires).

Parlons alors de l’absence de manichéisme dans votre œuvre, que l’on associe en Occident beaucoup aux productions de Walt Disney. Dans Billy Bat, vous faites à travers le personnage de Chuck Culkin une critique sévère de l’emprise de Disney sur l’entertainment mondial. Quel est le sens de ce personnage ?

N. U. : Déjà, mettons de côté Disney. Ce que je voulais faire, c’était traiter la question de personnages connus dans le monde. D’où viennent-ils ? De partout ? Ils ont peut-être été inventés par quelqu’un, peut-être même que leur conception vient d’ailleurs, voire elle est extérieure à la Terre – ce que je crois. Quand je décide de créer certains personnages, ce n’est  pas moi qui les invente : cette idée me tombe dessus et ils prennent vie, comme par magie. Je me suis donc dit qu’il devait avoir une sorte de pouvoir supérieur, quelque chose de plus fort que les êtres humains, qui s’imposerait sur notre planète, une sorte de force qui guiderait la création.

Urasawa

Billy Bat © Naoki Urasawa/Kōdansha/Pika

« Quand mes personnages sont capricieux et qu’ils me désobéissent, mes histoires deviennent intéressantes. »

C’est en effet ce que laisse croire Billy Bat : l’inspiration échappe aux artistes qui comme vous racontent des histoires.

N. U. : C’est ça ; le pouvoir des auteurs consiste à savoir attraper des idées au vol quand elles passent.

Vous êtes connu pour développer des récits très denses sur des milliers de pages, mais vous avez aussi créé de nombreuses histoires courtes (144 pour Master Keaton) ainsi de nombreuses nouvelles indépendantes à vos débuts. Qu’est-ce qui détermine la longueur des histoires que vous « attrapez au vol » ?

N. U. : Tout dépend des personnages : ceux qui réagissent comme je le souhaite ne sont pas intéressants. Les personnages qui affirment leur personnalité malgré moi sont ceux qui me passionnent le plus. Or, une fois que je commence une histoire, les personnages – que j’ai pourtant créés – agissent à leur guise. Je sais très clairement où je vais, mais souvent mes personnages ne m’aident pas à atteindre cette destination. Quand ils réagissent autrement que je le voudrais, cela rallonge mes histoires. Et quand ils sont capricieux et me désobéissent, mes histoires deviennent intéressantes.

Urasawa

Yawara! : dessins issus du catalogue de l'exposition Récits, dessins et confidences © Panini Manga /Naoki Urasawa

Sur des séries comme Monster, 20th Century Boys ou Billy Bat, si vous ne connaissez pas à l’avance leur longueur, avez-vous déjà toute la trame en tête et savez-vous quand et comment vous conclurez une série ?

N. U. : Au début d’une série, je pense bien sûr à la longueur de l’histoire et c’est un peu comme pour un film. Au cinéma, une bonne histoire est souvent racontée sur deux heures, mais parfois certains réalisateurs prennent une demi-heure de plus pour le faire. Pour moi, la bonne longueur d’une série correspond à 18 tomes, ce qui est assez dense en termes de contenu et de volumes. Généralement, quand je commence une histoire, je pars avec cette longueur en tête et j’en connais exactement la fin.

Parlons de vos personnages. Depuis votre première série, Yawara!, beaucoup d’entre eux sont des femmes, souvent des femmes fortes, ce qui est l’inverse du côté des hommes. Est-ce conscient ?

N. U. : Bien sûr. Personnellement, je crois que les femmes sont plus fortes que les hommes. Les parents conditionnent très tôt leurs enfants : ils disent souvent à leurs filles d’être sages parce que ce sont des filles et à leurs garçons d’être forts parce que ce sont des garçons. Cela reflète une réalité : c’est sans doute parce que les filles sont naturellement fortes qu’on leur demande d’être sages !

« Je ne suis pas très intéressé par les collaborations ; j’aime surtout montrer mon travail aux auteurs que j’aime, et vice versa. »

Vous parlez d’enfants, il y en a aussi beaucoup parmi vos personnages. J’ai été touché par votre dessin d’enfant présente dans l’exposition d’Angoulême, que vous avez utilisé plus tard dans 20th Century Boys. Quel regard porterait le petit Naoki Urasawa qui a fait ce dessin sur le mangaka que vous êtes devenu ?

N. U. : Il constaterait que je n’ai pas changé ! Aujourd’hui, je me souviens encore exactement de ce que je voulais à l’époque, et je suis vraiment resté la même personne.

La France lit beaucoup de mangas et vous y avez un très grand nombre de lecteurs. À l’inverse, vous intéressez-vous à la BD franco-belge et y a-t-il des auteurs que vous aimez ou avec qui vous aimeriez travailler comme Taniguchi l’a fait par exemple avec Moebius ?

N. U. : J’ai toujours aimé la bande dessinée et j’en lisais surtout quand j’étais jeune. Le prix des albums de bande dessinée franco-belge vendus au Japon était alors très élevé, mais je faisais vraiment tout pour en acheter. J’aimais tout particulièrement le travail de Moebius. Pour autant, je ne suis pas très intéressé par les collaborations ; j’aime surtout montrer mon travail aux auteurs que j’aime, et vice versa. Je n’ai pas forcément envie de travailler avec eux.

Urasawa

Icare de Moebius et Jirō Taniguchi

À propos de collaboration, Takashi Nagasaki a coécrit la plupart de vos séries depuis trente ans. Comment fonctionne votre duo ?

N. U. : À mes débuts, M. Nagasaki était mon éditeur (mon tanto). Au Japon, chaque auteur de manga est accompagné par un éditeur tout au long du développement d’une série. Comme le rythme de travail et de publication est très élevé, ces éditeurs participent beaucoup plus qu’en France à la création de la bande dessinée. Tous les auteurs de manga travaillent de cette façon : chaque semaine, on se réunit pour déterminer l’histoire du chapitre à venir. Au début, Takashi Nagasaki était donc mon éditeur attitré et j’ai réalisé qu’il était très doué pour la narration. À un moment donné, M. Nagasaki a décidé de se mettre à son compte et de devenir indépendant. J’ai souhaité continuer à travailler avec lui, et du fait de son nouveau statut j’ai simplement proposé de créditer son nom comme coauteur de mes séries, même si la collaboration est restée la même qu’à mes débuts.

Urasawa

Master Keaton / In "Récits, dessins et confidences", © Panini Manga / Naoki Urasawa

Bibliographie sélective

·  Pineapple Army, 1986-1988 (Glénat, coll. « Kaméha », 1998), huit volumes (un volume paru en France)

·  Yawara!, 1986-1993, 29 volumes (non traduit en France)

·  Master Keaton, 1988-1994 (Kana), 18 volumes

·  Happy!, 1993-1999 (Panini, coll. « Panini Manga », 2010), 23 volumes

·  Monster1995-2001 (Kana, coll. « Big Kana », 2001-2005), 18 volumes

·  20th Century Boys et 21st Century Boys, 2000-2007 (Panini Comics, coll. « Génération Comics », 2002-2008), 22 et deux volumes

·  Pluto, 2003-2009 (Kana, coll. « Big Kana », 2010), huit volumes

·  Billy Bat, 2008-2016 (Pika, coll. « Seinen », 2012), 20 volumes

·  Histoires courtes de Naoki Urasawa (anthologie d’histoires publiées dans les années 1980), Kana, 2011, un volume

·  Master Keaton Remaster, 2012-2014 (Kana, coll. « Big Kana », 2016), un volume

·  Naoki Urasawa : Récits, dessins et confidences, Kana, 2018

felis sit Aenean accumsan leo elit. risus ut justo mattis at Curabitur