Tel le signal inconnu extirpant l’équipage du Nostromo de son sommeil artificiel dans Alien, le huitième passager, un écho sur le Web éveillait récemment l’attention des amateurs de xénomorphes. Affichant de neuves velléités dans le secteur du jeu vidéo avec son label FoxNext, la 21th Century Fox confirmait en début d’année le développement d’un nouveau titre basé sur la franchise Alien. Un signal au contenu pas tout à fait décrypté, préoccupant donc, qui survient dans un contexte bien particulier pour une saga en proie au doute pour son avenir tant sur grand écran que sous forme vidéoludique. C’est pourtant bien le jeu vidéo qui rendait encore dernièrement le meilleur des hommages à l’âge d’or de la créature de Ridley Scott et H. R. Giger. Le xénomorphe perdurera-t-il sous assistance vidéoludique ? 

Sa silhouette surgit au détour d’une table en désordre mal éclairée. Cambrée sur deux longues pattes aux faux airs d’échasses improbables, la créature plonge la tête en avant dans un étrange mouvement de balancier évoquant une danse morbide. À bien y repenser, c’est peut-être cette figurine d’oiseau buveur à bascule qui cristallise la peur suintant littéralement du cargo Nostromo dans le film originel de 1979. Au moment où la menace mortelle du xénomorphe hante chaque recoin des lieux, que la mort peut survenir au moindre mouvement de l’humain devenu proie, le mouvement tranquille, obstiné et absurde de ce jouet en plastique est une aberration. Comme un reste de normalité, un objet dérisoire du quotidien reposant sur une loi physique cartésienne, perdu en plein cœur des tourments de l’enfer. L’alien est partout, l’alien est nulle part. Le déclic, on l’aura eu à vrai dire en arpentant soi-même la base Sevastopol, nouveau terrain de chasse spatial d’un congénère de la fameuse créature dans Alien: Isolation fin 2014.

 

Avec mon xénomorphe

Le tour de force de ce jeu d’infiltration tendance survival horror consistait à entretenir la menace omniprésente du xénomorphe au sein de la base spatiale, les développeurs de Creative Assembly ayant doté le monstre d’une intelligence artificielle assez bien ficelée pour surprendre le joueur et lui remémorer combien sa survie dépend de sa discrétion, de son appréhension futée de l’environnement…. et de la fuite. L’humain et joueur n’est plus ici en haut de la chaîne alimentaire, et Alien: Isolation se plaît à le lui rappeler fréquemment au cours de la partie, avec une pointe de plaisir sadique, le comportement du monstre n’étant pas toujours d’une cohérence absolue et le titre abusant parfois du syndrome die and retry. Qu’importe, le jeu édité par Sega permet de côtoyer le xénomorphe d’une manière tout simplement inédite, qui encourage à braver ses quelques défauts pour prolonger une balade où la mort peut survenir à chaque ouverture de porte. Jeux d’ombre et de lumière, musique dynamique et bruitage venus du film contribuent à redonner une aura magnétique à cette créature mortelle que l’on se surprend à approcher uniquement pour l’admirer… au risque d’y laisser la partie. Révélatrice d’un souci du détail absolu, la présence du volatile en plastique dans cette déambulation interactive l’inscrit dans une tradition de la saga puisqu’on le croisera fréquemment dans différents films. Le signe d’un calme annonçant la tempête, clin d’œil brillamment repris par Creative Assembly.   

Alien

Amanda Ripley marche sur les pas de sa mère et affronte le xénomorphe dans un environnement hostile.

Comme dans la saisissante séquence d’ouverture du film qui voit des lignes de code projetées sur un casque au regard vide, Alien Isolation parvient à rendre inquiétant même le plus anodin des objets inanimés.

Le joueur, neuvième passager

Plus que jamais, croiser cette grotesque figurine colorée perturbe dans le silence ambiant du vaisseau pétrifié, quand tous les sens du joueur sont en alerte maximale pour saisir le moindre mouvement. En 2014, quand le survolté Call of Duty: Advanced Warfare roule des mécaniques avec Kevin Spacey pour truster les ventes, Sega et Creative Assembly livrent leur vision toute personnelle du mariage cinéma/jeu vidéo en dépouillant le joueur de sa toute-puissance surarmée pour le placer dans les baskets d’une proie dans un jeu de chasse mortel et impitoyable. Luxe suprême, les développeurs prennent le temps de poser et développer une ambiance, avec un jeu au rythme savamment orchestré au son du détecteur de mouvements utilisé dans les films. Amoureux transis du film de Ridley Scott, les Britanniques ont appliqué un soin maniaque à la reconstitution de l’atmosphère si singulière du long-métrage, entre claustrophobie latente et rétrofuturisme à tous étages via écrans CRT, mécanismes old school bruyants et pétrifiants androïdes finition vintage. Un contenu additionnel permettra même de retrouver l’équipage du Nostromo, pour rendre l’illusion d’autant plus troublante. Comme dans la saisissante séquence d’ouverture du film qui voit des lignes de code projetées sur un casque au regard vide, le jeu parvient à rendre inquiétant même le plus anodin des objets inanimés. Oui, encore une fois, ils ont même pensé à intégrer ce crispant oiseau buveur dans les décors de leur jeu hommage. Et ça, ça change tout.

Un jeu canon

S’insérant consciencieusement dans le canon de la saga, Alien: Isolation met à l’honneur Amanda Ripley, fille de la célèbre héroïne, que l’on avait pu apercevoir furtivement à un âge avancé dans une scène de la version longue du film Aliens, le retour (1986), le temps de signifier son décès peu avant que sa mère a été retrouvée. Rendez-vous manqué donc entre elles au cinéma mais poussée d’adrénaline réussie pour les joueurs qui, par jeu vidéo interposé, ont la sensation de littéralement déambuler sur les plateaux de tournage du sacro-saint film de 1979. Un souci de respect à l’ambiance de l’œuvre matricielle que Ridley Scott lui-même écartera sans état d’âme, déployant une technologie bien plus avancée dans Prometheus, dont l’action prend chronologiquement place des années plus tôt. Longtemps synonyme d’extermination en masse de xénomorphes rendus insipides, la rencontre entre la créature imaginée par H. R. Giger et le jeu vidéo prend une dimension inédite avec le titre de Sega qui se concentre sur un huis clos tendu face à une seule créature. Comme dans le film original. Plus que simple adaptation ou excroissance scénaristique opportuniste à l’univers de la franchise, Alien: Isolation illustre en 2014 la capacité du jeu vidéo à redonner ses lettres de noblesse à l’un des monstres les plus terrifiants jamais croisés sur grand écran. Les développeurs de Creative Assembly avaient saisi toute la substantielle moelle du monstre extraterrestre et surent même la transcender en la projetant dans l’interactivité via une expérience en vue subjective assez inoubliable. Consécration 2.0 pour une icône de l’épouvante qui en a particulièrement besoin ces temps-ci. 

Alien

Haut : Le jeu vidéo Alien Isolation (2014) ; Bas : Alien de Ridley Scott (1979)

Alien, le huitième passager marque une date dans l’histoire du cinéma d’épouvante avec une relecture moderne du film de maison hantée.

Lente déconstruction

Elle semble aujourd’hui loin, cette première apparition autant tétanisante que dérangeante de la créature engendrée par H. R. Giger. À la fois reptile et féline, sexuelle et morbide, l’élégante monstruosité du film synthétisait en 1979 toutes les obsessions du plasticien suisse. Joué à l’écran par le filiforme acteur nigérien Bolaji Badejo, l’alien original glace le sang à chacune de ses fugaces apparitions dans le cadre de Ridley Scott, qui s’applique à retirer toute humanité à la créature sur pellicule. Dénué de regard et d’âme, l’alien, c’est ici l’Autre absolu, indéfinissable, ce prédateur impitoyable qui fait davantage appel au cerveau reptilien de survie immédiate qu’à toute réflexion. Insaisissable, indescriptible et lovecraftien, le monstre créé par Scott et Giger hante chaque parcelle de la pellicule en dépit d’un temps de présence à l’écran d’une poignée de minutes. Alien, le huitième passager marque une date dans l’histoire du cinéma d’épouvante avec une relecture moderne du film de maison hantée, projetant dans l’espace noir, froid et silencieux les notions d’unité de lieu (le Nostromo) et d’une entité aux contours flous, mais aussi menace omniprésente (le xénomorphe). Après le tour de force de Scott et le succès colossal du film, l’alien a poursuivi sa route sous l’impulsion d’une succession de réalisateurs imprimant chacun sa patte. De la suite tapageuse, contre-pied malin de James Cameron, à l’univers poisseux et déglingué de Jean-Pierre Jeunet en passant par la production torturée et reniée de David Fincher sur le maudit Alien 3, le xénomorphe s’est apparenté à un matériau étonnamment malléable. Quitte à profondément questionner son ADN comme le fera Jeunet avec son improbable créature hybride au goût douteux. S’il avait déjà amplement commencé à s’étioler en jeu vidéo, ce qui avait contribué à le changer en chair à canon, la figure de l’alien n’aura jamais été autant mise à mal que ces dernières années par l’entreprise de son géniteur lui-même. Un Ridley Scott obnubilé par la question, certes fascinante, du rapport entre le créateur et sa création, autrement dit entre des ingénieurs venus d’ailleurs et l’homme ou entre ce dernier et l’androïde. Des questionnements profonds, fondamentaux, où la créature létale va avoir bien du mal à subsister autrement qu’en périphérie. En développant l’univers et l’ampleur de la saga, c’est le monstre titre qui va vaciller.   

Alien

Alien (1979)

Préquelles à séquelles

Avec Prometheus en 2012, Ridley Scott se penchait à nouveau sur l’univers qui avait fait exploser sa cote à la fin des années 1970. Voulu a priori par la Fox comme une pure préquelle plus ou moins opportuniste au film originel, le projet se transformera sous l’impulsion du réalisateur-producteur et de multiples réécritures de scripts (dont Damon Lindelof de Lost) en un questionnement aussi ambitieux que souvent maladroit sur les origines de l’humanité, évoquant des théories très populaires auprès des ufologues, comme celle des « anciens astronautes ». En dépit de maladresses et contresens en pagaille, Ridley Scott se cramponnera à son projet de creuser de nouvelles thématiques et figures au sein de l’univers Alien étendu comme avec ces Ingénieurs albinos, quitte à désacraliser une icône SF emplie de mystère comme le Space Jockey du film de 1979. Seule l’apparition forcée (limite contractuelle ?) à la toute dernière bobine d’un simili-xénomorphe nouvelle génération créera un pont tout sauf naturel avec la célèbre franchise. Ridley Scott a visiblement envie de raconter autre chose que les origines d’un monstre qui, de toute évidence, ne l’intéresse plus. Devant la critique plus que mitigée et surtout la frustration du public de voir l’alien relégué en simple figurant, le réalisateur fera machine arrière pour Alien: Covenant (2017) qui replace le nom de la bête dans le titre et place son image plein pot sur l’affiche affreuse. « [Les spectateurs] voulaient voir davantage le monstre des origines, et moi qui pensais qu’il était définitivement dépassé, reconnaîtra Scott. Je me suis dit : “ouah, O.K. je me trompe.” » Le ton est donné : vous vouliez de l’alien, vous allez en avoir. Une mission de colonisation croise par hasard sur sa route la planète où se sont rendus les survivants du Prometheus. Le thème de l’androïde et de la création devient central. 

Conserver à l’abri de la lumière

Résultat : le traitement scénaristique comme visuel du xénomorphe est déplorable dans le film, où les créatures sont filmées systématiquement à la lumière crue (le bloc médical) ou en plein air (le combat au décollage du vaisseau) dans une orgie d’effets numériques caoutchouteux. Vulgarisé, ringardisé, vidé de toute sa substance mystérieuse, le xénomorphe devient une bête de foire apparaissant crûment à l’image et cherchant davantage à créer une sensation visuelle qu’à déranger. L’alien, qui imprime plus que jamais la pellicule, n’est plus ici l’ultime prédateur tout-puissant, dégradé qu’il est au rang d’arme expérimentale aux mains du véritable antagoniste. Visiblement contraint de badigeonner son film de xénomorphes, Ridley Scott s’exécute sans génie, tant son attention semble totalement accaparée par la figure de l’androïde. David, le synthétique survivant du Prometheus, s’est changé en savant fou qui, après avoir exterminé les Ingénieurs, a mené des expériences pour créer l’arme biologique ultime grâce à la substance noire croisée dans le film précédent. L’occasion de déployer une galerie de nouveaux décalques peu originaux du xénomorphe.

Alien

Old Vs. New

Le verdict tombe : l’alien insondable de 1979 découlait a priori des expérimentations d’un androïde psychopathe, lui-même créé par l’homme. La boucle est bouclée, l’aura de mystère entourant la créature piétinée et ramenée à des contingences d’un prosaïsme désarmant. Rideau sur le monstre. Michael Fassbender brille, Ridley Scott règle ses comptes avec sa propre mythologie et l’alien, méticuleusement déconstruit, déguste.

Alien aliéné

L’alien est mal en point. Devant le succès mitigé d’Alien: Covenant avec ses 250 millions de dollars de recettes (plus de 400 pour Prometheus) et une critique pour le moins tiède, le troisième volet de cette saga préquelle semble compromis. Ridley Scott a beau multiplier les bons mots à propos d’un hypothétique Alien: Awakening, les derniers signaux sont peu encourageants alors que la préproduction aurait dû, d’après les plans initiaux, débuter fin 2017. La Fox traîne visiblement les pieds pour donner un feu vert au réalisateur anglais et il se murmure que des équipements et décors prévus pour le tournage auraient récemment été revendus. Le tournage qui aurait dû emboîter Covenant est donc, dans le meilleur des cas, fortement repoussé. Tentaculaire avec déclinaisons transmédias (jeux, comics…) et spin-off (Alien vs. Predator, équivalent aux tristes cross-over chez les Universal Monsters fatigués et dénaturés), la saga pourrait-elle trouver un souffle nouveau via des entrées obliques ? On doit au réalisateur Neill Blomkamp, incarnation d’une nouvelle vague SF via District 9 ou Chappie, le projet malheureusement avorté d’un Alien 5 totalement indépendant des plans de Ridley Scott. De l’annonce début 2015 à la confirmation de l’arrêt net du projet, deux ans plus tard, cet Alien 5 aura fait fantasmer les fans de la série pendant des mois à coups de concept arts tous plus alléchants les uns que les autres. Le réalisateur comptait en effet réunir Sigourney Weaver et Michael Biehn (Hicks dans Aliens) à l’écran dans un scénario inédit prenant place après les événements du film de James Cameron. Il était question que la petite Newt fasse partie du voyage dans un script qui tentait de s’immiscer entre deux volets canoniques, en surfant à l’évidence sur la nostalgie pour le film de 1986 et ces personnages trucidés violemment avant le début d’Alien 3. Il se murmure évidemment que Ridley Scott ne serait pas étranger à cette mise au placard du projet, pourtant soutenu par Sigourney Weaver, la Fox choisissant de se concentrer sur Alien: Covenant alors en cours de production. There can be only one.

Le projet annulé Alien 5 de Neill Blomkamp aura aligné des concept arts très appréciés des fans, postés la plupart du temps par le réalisateur sur les réseaux sociaux. De quoi faire réfléchir la Fox ?

Les jeux sont faits ? 

La dernière rencontre tétanisante avec un xénomorphe date définitivement de ces parties éreintantes d’Alien: Isolation. Sur Xbox One, le jeu paru aux premiers temps de la console exploitait le capteur de mouvements du Kinect, aujourd’hui tombé dans l’oubli. En profitant de la vue subjective, le joueur traqué par le monstre pouvait littéralement se pencher à gauche ou à droite dans son canapé pour oser un regard au détour d’un couloir. De quoi décupler encore l’immersion d’un titre qui a su capter toute l’essence horrifique de la partie de cache-cache sanglant avec la créature de Giger, qui retrouvait ici son plein potentiel horrifique. Devant les difficultés de la célèbre créature à renouer avec le grand frisson au cinéma, le jeu vidéo pourrait tout à fait s’imposer comme un moyen de redonner ses lettres de noblesse au monstre. Il faut cependant resituer le tour de force de Creative Assembly dans le contexte de décennies d’exploitation de la franchise sous forme de jeux d’action pure et dure, dont certains ont pu inviter à incarner directement la fameuse créature pour d’autant plus la désacraliser. Cela n’a pas empêché de belles réussites comme Alien vs. Predator (1999), le platformer Alien 3 sur Super Nintendo ou même l’antique Aliens: The Computer Game de 1986 qui, déjà, usait d’une vue subjective balbutiante pour intensifier la rencontre avec les créatures. Pour renouer avec la confrontation viscérale au monstre inconnu et imprévisible, le jeu vidéo a cet avantage de l’immersion potentiellement absolue. Nul doute que la réalité virtuelle donnerait une dimension nouvelle aux facehuggers une fois un casque visé sur la tête. Un mod (modification d’un jeu par la communauté) a pu permettre à certains d’y goûter en rendant Alien: Isolation compatible avec Oculus Rift et Vive. Dans le salon, personne ou presque ne vous entendra crier. 

L’avenir du xenomophe passera à coup sûr par le jeu vidéo tendance multijoueur et Fox entend désormais reprendre en main en direct l’exploitation de la créature version pixels

Futurs hypothétiques 

En attendant d’en savoir davantage sur les projets de FoxNext (à qui l’on doit Alien: Covenant In Utero, courte vidéo promotionnelle à 360°) sur le futur jeu Alien, on notera le pedigree intéressant du studio californien auquel il a été confié. Fondé en 2015 et depuis racheté par Fox, Iron Cold Studios est composé de vétérans ayant œuvré sur des pointures du jeu en vue subjective comme Doom, Borderlands, BioShock Infinite ou Metroid Prime 3. Excusez du peu. Ce ne sera pas de trop pour succéder à Alien: Isolation ; le titre PC et consoles s’annonce d’ores et déjà comme un shooter, donc orienté action, avec probablement une importante composante en ligne type monde persistant. Rappelons que le dernier jeu publié en date par FoxNext , le narratif et poussif Planet of the Apes: Last Frontier est très très loin d’avoir fait des étincelles. Autant dire que le résultat a toutes les chances de se situer aux antipodes du jeu atmosphérique de Creative Assembly. L’éditeur laisse entrevoir un projet « explorant des parties de l’univers que les fans n’ont encore jamais connues » et souligne l’aspect stratégique du jeu vidéo dans son développement des licences maison. « FoxNext entend faire des jeux aussi importants au sein de la Fox que les films ou la télévision, assène Aaron Loeb, président de la division, lors d’une interview pour le site Gamesindustry. À nos yeux, le jeu vidéo définira le média de divertissement de ce siècle. » L’avenir du xenomophe passera à coup sûr au moins en partie par le jeu vidéo tendance multijoueur et Fox entend désormais reprendre en main en direct l’exploitation de la créature version pixels via le développement interne, et non plus confié à des éditeurs tiers. « There are some places in the universe you don’t go alone », rappelait une tagline du film de 1986. 

À l’heure où Disney est sur les rangs pour croquer la 21th Century Fox, on peut raisonnablement penser que la lignée Alien perdurera d’une manière ou d’une autre. Le prochain rendez-vous acté est pour l’heure du côté du jeu vidéo dont on espère qu’il saura à nouveau consacrer la fameuse créature. Une incertitude plane à ce jour sur le fait que Ridley Scott puisse apporter le point final à sa série en cours dans laquelle il entendait voir une « ampleur à la Star Wars ». À l’image des protagonistes de ses derniers films, le réalisateur de Prometheus et Alien: Covenant entretient à l’évidence un rapport ambigu avec sa propre création. Que l’on supporte ou non l’orientation donnée par le réalisateur britannique à la franchise ces dernières années, il aurait pourtant été intéressant de savoir jusqu’où celui-ci comptait aller dans ce fascinant exercice de déconstruction d’une créature qui, irrémédiablement, lui survivra.       

6 jeux Alien

  • Alien Isolation (Creative Assembly / Sega – 2014)
  • Aliens Vs. Predator (Rebellion Developments / Fox Interactive – 1999)
  • Alien 3 (Probe Software / Sega – 1992)
  • Aliens (Konami – 1990)
  • Aliens The Computer Game (Software Studios/ Electric Dreams Software, 1987)
  • Alien (Argus Press Software LTD / Concept Software LTD – 1984)
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